Accueil > Technique > Départements > Yonne > Archives > Collèges et lycées de l’Auxerrois > Lycée Fourier, Auxerre > DHG 2006 du lycée Fourier : pour la réussite de tous les élèves... Enfin, ... (...)

Le ministre De Robien répète dans tous les médias qu’il veut faire réussir tous les élèves et qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour y parvenir. Mais, les faits sont têtus : sur le terrain, tout en bas, on constate que les décisions gouvernementales, notamment celles qui suppriment des milliers de postes, auront des conséquences directes sur la réussite des élèves.

Au lycée Fourier, la dotation horaire pour l’année 2006-2007 diminue de 41,50 heures pour le lycée et de 30 heures pour le lycée professionnel.
Pourtant les effectifs attendus sont constants ; il va donc falloir « gratter » des heures :
- en transformant la 1ère STG d’adaptation en 1ère STG « classique »,
- en renonçant aux groupes allégés en langues vivantes,
- en ne dédoublant pas les travaux pratiques ni d’atelier du BTS maintenance industrielle (la réglementation impose un dédoublement à partir de 15 élèves, le BTS MI en accueille 20)
- et pour finir en regroupant dans les disciplines générales deux classes de BEP de 15 élèves chacune.

Toutes ces mesures visent bien sûr le même objectif : faire réussir les jeunes et favoriser l’égalité des chances !!??!
Pour preuve :
- Les élèves venant de BEP seront intégrés avec des élèves issus de seconde et pourront ainsi se rendre compte rapidement de l’écart dans les rythmes de travail et les méthodes entre le lycée et le LP ;
- Les élèves pourront prendre la parole et s’exprimer plus longuement en anglais ou en allemand dans des classes de 35 ;
- Les étudiants travailleront en parfaite sécurité avec des équipements potentiellement dangereux et un seul enseignant pour les assister ;
- Les élèves de BEP, qui ont souvent subit l’échec scolaire, seront dans des conditions idéales (30 élèves) pour conforter « les fondamentaux » en français, math, langue vivante...
- ...

Malgré les bonnes paroles rabâchées sans cesse dans les médias par le ministre, le service public d’éducation est petit à petit déconstruit et je doute fort qu’il puisse assurer encore efficacement le rôle d’ascenseur social.
Ceux qui sont au pied de la falaise devront l’escalader à mains nues...
Quoi de plus normal quand on pense que chacun doit rester à sa place.

David Chynel