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Il faut utiliser toutes les tribunes, dont les Conseils d’Administration, pour faire connaître à notre hiérarchie et à l’opinion publique, le point de vue des enseignants sur la réforme projetée par X. Darcos. Le C.A. a l’intérêt de réunir des personnels de catégories différentes, des personnels, des élèves, des membres de l’Administration, de la ville, de la région... C’est l’occasion de donner de vraies informations, de répondre à des questions, et de lancer le débat...

Les enseignants élus avaient posé une question supplémentaire à l’ordre du jour : "informations sur la réforme des lycées pour la rentrée 2009"

Le Proviseur n’a pu que commenter le schéma de structure pris sur le site ministériel, et déplorer le manque d’informations à son niveau. Rien n’est encore mis en place pour la rentrée.

Cette réponse a suscité un échange qui a montré que les parents d’élèves, notamment, étaient assez clairvoyants sur les enjeux de cette réforme ; ils ont mis l’accent notamment sur
- la crainte de voir dispenser un enseignement au rabais, trop pauvre en diversité et en contenu
- la crainte que la mise en place précipitée de la réforme ne permette pas une organisation efficace de l’année de seconde à larentrée 2009
- la crainte de voir éclater le système éducatif auquel ils restent attachés, par les multiples réformes mises en oeuvre de la maternelle à l’université.

Tous les représentants élus se sont associés au texte ci-dessous.


DECLARATION DES REPRESENTANTS SNES-FSU et SGEN-CFDT SUR LA REFORME DES LYCEES

C.A. DU 13/11/2008 Lycée Jean-Marc BOIVIN …

La réforme des lycées telle qu’elle est présentée actuellement nous semble inacceptable.
C’est un projet qui va conduire :
-  à une aggravation des inégalités sociales et culturelles par un appauvrissement des savoirs offerts aux élèves
-  à des transferts de mission (par exemple pour l’orientation), à un éclatement des tâches, et donc, à une dénaturation du métier d’enseignant.

Attachés à l’évolution et à l’amélioration du système éducatif,
les représentants SNES-SGEN des personnels enseignants tiennent à affirmer :

-  qu’ils sont attachés à un maintien des trois voies rénovées de formation (générale, technologique, professionnelle), et à une structure qui permette un véritable choix d’orientation des élèves, avec des modifications possibles en cours de formation.

-  qu’ils considèrent que la réduction horaire hebdomadaire/élèves, ne peut qu’entraîner une baisse de l’offre de formation, et donc, pénaliser les élèves les plus fragiles.

-  qu’ils souhaitent continuer à proposer aux élèves une véritable culture générale, avec un accès aux matières tant scientifiques que littéraires, et un maintien de la discipline SES.

-  que les élèves soient répartis dans des classes où ils ont leurs repères.

-  que le bac reste un diplôme national et le premier grade universitaire.

Une telle réforme, répondant à l’intérêt des élèves et à l’amélioration des conditions de travail des personnels, nécessite beaucoup de temps de concertation. La précipitation actuelle des décisions n’est pas acceptable, le manque d’information non plus.

Une telle réforme nécessite aussi un budget à la hauteur des besoins, et ne saurait s’inscrire dans la perspective pluri-annuelle annoncée de suppressions de postes et de réduction des coûts.

P.-S.

De telles déclarations ont intérêt à se multiplier : elles peuvent ensuite être envoyées directement au Recteur ou au Député de la circonscription par exemple...