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La grève du 10 février dans le Journal de Saône-et-Loire

Ecoles : le compte n’y est pas

Par le Journal de Saône-et-Loire

paru le vendredi 11 février 2011

Hier après-midi, place de Beaune à Chalon, les syndicats enseignants ont organisé une classe sauvage avec chaises et bureau noir. Au programme : problème arithmétique.

Pour voir le reportage vidéo, cliquez sur ce lien

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Fédération Syndicale Unitaire

ÉDUCATION. MANIFESTATION FESTIVE HIER À CHALON-SUR-SAÔNE AVEC 200 ENSEIGNANTS DE SAÔNE-ET-LOIRE.

Écoles : le compte n’y est pas

Hier place de Beaune, les syndicats ont tenté de résoudre des problèmes arithmétiques pour dénoncer les suppressions de postes à la rentrée 2011.

« Luc, au tableau ! » Un enseignant se lève de sa chaise installée place de Beaune. Mimant un élève dans la classe sauvage mise en scène hier après-midi à Chalon par les syndicats enseignants, le prof gréviste s’avance et saisit une craie. Celui qui joue le maître d’école poursuit : « Aujourd’hui, algèbre. Luc, résous l’équation suivante : à la rentrée 2011, les effectifs des lycées de Saône-et-Loire augmenteront de 68 élèves. Sachant qu’il faut un enseignant pour 24 lycéens, combien faut-il de créations de postes ? » Le petit Luc réfléchit puis ose : « Il faut supprimer 46 postes ! » « Luc, je ne sais pas qui t’a appris à compter… Tu me rappelles son nom, s’il te plaît ? » « Chatel ! » « Ah, je comprends mieux… »

Du rire sur des malaises

Lassés de crier leur colère face aux suppressions de postes et au manque de moyens dans l’Éducation nationale, le Snes-FSU, le Snuipp, le Snepp et la CGT Éduc’action, ont choisi de faire rire. L’ambiance était donc bon enfant dans les rangs des quelque 200 manifestants dont la plupart étaient enseignants ou personnels de l’Éducation nationale en grève, comme environ 20% de leurs collègues dans le département. Avec le sourire, chacun demande à son voisin : « Et de votre côté, combien de postes supprimés ? » Car ce sont bien les suppressions de postes qui concentrent les critiques. « Pendant des années, le ministère a justifié les réductions d’effectifs par la démographie des élèves. Aujourd’hui, on sait qu’il y aura 62 000 élèves en plus à la rentrée et on nous enlève 16 000 postes au niveau national ! », s’indigne Bruno Himbert, du Snes-FSU. À ses côtés, un collègue renchérit : « Ce n’est pas pour nos postes que l’on se bat. C’est pour l’éducation de notre jeunesse qui est l’avenir du pays ». Un professeur des écoles l’assure : « En 15 ans, le premier degré a perdu 35 postes en Saône-et-Loire. Et pour la seule rentrée 2011, 34 suppressions sont programmées… »

Palmes académiques

Histoire de finir la classe sauvage de façon conviviale, les grévistes ont remis au ministre Luc Chatel des palmes académiques… en caoutchouc ! Et ils le promettent : la rentrée sera agitée.

Florence Poli, Journal de Saône-et-Loire du 11 février 2011

P.-S.

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