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Accueil > Nièvre > Infos > Actions > 1 février : journée d’action dans les lycées et l’enseignement supérieur

Le SNES-FSU avec les syndicats de la FSU, de FO, de la CGT et de SUD appellent à une journée action le premier février sur la réforme de l’orientation "Parcoursup" et la réforme du BAC et du lycée.
Nous appelons à débattre dans les établissements, à faire connaître nos positions et interpeler la population devant une série de réformes qui contiennent des élèments néfastes.

Le SNES-FSU a tenu une conférence de presse ce mercredi dans le cadre intersyndical.

Sur parcoursup, nous avons d’abord fait remarquer qu’ABP n’avait pas démérité et que les problèmes venaient de la faiblesse du nombre de places créées dans l’enseignement supérieur pour faire face l’augmentation des effectifs de lycéens. Nous avons rappelé que si le gouvernement insiste beaucoup sur les échecs à l’entrée de l’université pour justifier un changement de système, il oublie que notre enseignement supérieur permet à 80% des étudiants d’obtenir un diplôme, ce qui est bien supérieur à la plupart des pays de l’OCDE.
Nous avons dénoncé une sélection cachée pour des formations annoncées comme "non sélectives". Cette sélection à l’université ne pourra être faite par une lecture attentive dossier vu le nombre de dossier et conduira à remettre en cause de droit de choisir la formation universitaire de son choix pour les nouveaux bacheliers. Certains lycéens seront contraints de renoncer à leur projet alors que l’on sait qu’il y toujours de lycéens qui surprennent à l’université et se révèle.
Au final, Parcoursup va créer un système qui triera les futurs bacheliers, et provoque beaucoup de stress chef beaucoup d’entre eux car plus aucune formation n’apparaissent comme une planche de salut pour assurer une orientation choisie à coup sûr.

Concernant le bac et le lycée, nous avons dénoncé plusieurs travers inacceptables du projet qui s’esquisse.
- Perte de lisibilité des parcours avec les menus de majeures et de mineures qui s’annoncent. Cela accentuera le tri social, et obligera les lycéens à se pré-orienter dès la fin de la seconde.
- Fausse souplesse car si l’on annonce des passerelles, il sera bien difficile de changer de majeure en court de parcours, du moins si l’on garde une certaine ambition quant au contenu à transmettre.
- Perte de valeur du bac : si le contrôle continu augmente dans le nouveau bac, le diplôme n’aura plus son caractère national qui est lié à son organisation sous forme d’examen terminal, national et anonyme corrigé à l’extérieur de l’établissement.
Nous avons rappelé que l’organisation du bac actuel été considéré comme bénéfique pour le travail des élèves. A ce titre, ce système d’examen avec des épreuve terminale, nationale et anonyme, est copié par de nombreux pays.

Le SNES-FSU continuera de prendre des initiatives pour repousser les projets néfastes.