Lors du rassemblement du mercredi 7 janvier devant la préfecture, le lycée Raoul Follereau était majoritairement représenté car ses enseignants attendent toujours des réponses quant à la fermeture inexpliquée du BTS SAM dans leur établissement.
En effet, aucun des critères avancés par le Rectorat pour justifier de la fermeture d’un BTS n’est vérifié pour le BTS SAM du lycée Raoul Follereau : son taux de réussite moyen sur 4 ans est supérieur à la moyenne académique, le taux de passage de la première à la deuxième année est bien supérieur à 50 % et enfin, le nombre de recrutement ne saurait être qualifié de faible puisque ce BTS recrute peu ou prou autant que les autres BTS SAM au niveau académique, et est de toute façon davantage demandé que son homologue privé neversois.
A noter, de plus, que tous ces résultats sont obtenus avec peu de moyens car dans cet établissement, le BTS SAM est ouvert en formation initiale et en apprentissage au sein d’une unique classe mixte contrairement à d’autres établissements qui ont la chance de bénéficier d’une classe d’apprentis d’une part et d’une classe de scolaires d’autre part.
De plus, le BTS SAM du lycée Raoul Follereau offre non seulement une vraie ouverture à l’international grâce au projet Erasmus qui permet aux étudiants de faire leur stage à l’étranger (en Espagne ou Irlande) mais constitue également un vrai tremplin vers le monde professionnel ou de futures poursuites d’études : pour exemple, au sein de la dernière promotion, excepté un étudiant, tous ont une situation.
Comment penser alors priver les bacheliers neversois de telles opportunités qui leur permettent de surcroît, pour certains, une insertion professionnelle sur le bassin de Nevers ? Comment concevoir que l’offre locale se réduise exclusivement à celle proposée par l’enseignement privé ? Ce choix de réduire le service public d’éducation au profit d’intérêts privés ne saurait être acceptable.
C’est pourquoi, dans l’attente de leur audience au Rectorat le 22 janvier prochain, les enseignants du lycée Raoul Follereau réaffirment, à qui saurait l’entendre, la nécessité du maintien du BTS SAM dans leur établissement.
